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Fabriquer une chaussure : du grand art

À l’origine chaque nouveau modèle de chaussure, il y a une esquisse. Mais sa réalisation nécessite une parfaite maîtrise de tout le processus de fabrication. Mais avant le dessin définitif, il reste encore beaucoup d’étapes à franchir. De nos jours, les prototypes de la forme et la semelle sont fabriqués par une imprimante 3D. Dans le temps, c’était encore plus artisanal car les prototypes, en bois, étaient alors réalisés par un menuisier spécialisé.

Pour fabriquer la semelle, on coule du caoutchouc dans un moule métallique sur une grande toupie pourvue de semelles dans toutes les pointures. La semelle peut être obtenue à l’emporte-pièce dans une épaisseur de caoutchouc ou de plastique. Parfois, nous faisons des semelles en liège provenant de chênes-lièges qui poussent au Portugal. Dans ce cas de figure, chaque semelle/talon est découpé l’un après l’autre avec une scie à bande.

S’il s’agit d’une chaussure en cuir, la matière doit être tannée et préparée. C’est un processus long qui se fait dans de grandes cuves en bois sans chrome ou métaux lourds, conformément à la directive européenne sur les substances chimiques (REACH). De nos jour, on peut aussi faire de l’impression numérique sur du cuir. Le motif est imprimé directement sur le cuir, comme si cela avait été du papier. L’avantage, c’est que ce procédé ne nécessite pas d’eau.

Pour chaque modèle, on fabrique des emporte-pièce en fer pour chaque partie de la chaussure. Après avoir découpé les différentes parties, la chaussure est cousue et pourvue d’œillets et d’attaches. La chaussure cousue est placée sur la forme et en prend les contours. La semelle en caoutchouc est collée. La chaussure est mise au four pour acquérir sa forme définitive. Pour finir, chaque paire de chaussures est contrôlée, des étiquettes sont apposées et les chaussures sont emballées dans nos sacs textiles puis expédiées.